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Un complot se prépare

mars 25, 2015
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Bientôt …

Complot

Goodbye and Hello !

juillet 7, 2012
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hqdefaultEn janvier 2002, cinq amis désireux de faire étalage de leur culture musicale en y mettant un peu de personnalité dedans ont décidé de former un groupe. Pendant deux ans, ils eurent un peu de mal à en assumer le nom, choisi à la va-vite en l’honneur des formes arrondies et des troubles visuels de leur chanteur.  Un CD-R avec deux titres, « Wong Kar Waï » et « Melissa » – oui, le name dropping a longtemps été de mise, chez nous – envoyé aux Inrockuptibles en octobre 2002 sous le nom de « Clint » témoigne de ces hésitations. Depuis des progrès ont été faits. Deux EPs un peu cahotiques mais faits avec beaucoup d’enthousiasme, un LP vinyle vendu à un nombre d’exemplaire tellement élevé qu’on ne préfère même plus les compter, des dizaines de concerts – quelques bons, beaucoup de mauvais, mais le public fut (presque) toujours sympa et au rendez-vous -, quelques sessions radio et des retransmissions sur la Web TV, le soutien indéfectible de CQFD et des Inrocks Lab, du Mouv’, d’Aligre FM et de Radio Campus, des chroniques dans Newcomer et sur À Découvrir Absolument, l’aide des Boutiques Sonores et de French Toast … Porco Rosso a été l’occasion de découvrir d’excellents musiciens et de partager la scène avec eux : Saïbu, De La Jolie Musique, New Pretoria et toute la team French Toast (Reza, Pierre & Marie, The Chiltons …) et plus récemment La Féline, Maud Lübeck, Rover, Zero, Erevan Tusk, C++, Hidden Garden. J’en oublie des tonnes, bien sûr … Merci à tous ceux-là et aussi à Ivan Angrevier, François Chauvet, Vincent Charles-Gervais, Violaine Boutet, David Andrade, Victor Pavy et Jean-Baptiste Fleury (les anciens membres du Porco Crou) ainsi qu’à ceux qui nous ont enregistrés, mixés ou masterisés : Rémi Levassor, Benoît Ormus, Erwann Corré, Jean-Marie Bernadet, Laurent David, William Rigout, Kramer. Vous me voyez venir avec mes gros sabots, hein ? Bon, alors autant en venir vite aux faits. Récemment, Porco Rosso a été source de très grandes satisfactions – encore récemment, une très belle émission en appartement pour Grosse Caisse TV – mais aussi de prise de tête. À trente ans passés, un groupe devient une organisation bien compliquée, peu adaptée à la vie d’adulte, à la vie professionnelle, à la vie de famille … il faut s’organiser, réserver des répétitions, prévoir des sessions d’enregistrement, se réunir pour parler de la direction à venir. Aujourd’hui, et bien que nous ayons toujours autant envie de faire de la musique – et certainement, dans une certaine mesure , de la musique ensemble – il nous apparaît de plus en plus difficile de le faire dans le cadre exigeant d’un groupe. En réalité, le Porco Rosso que nous avions créé en 2002, avec ses répétitions hebdomadaires, avait cessé d’exister depuis bien longtemps et nous ne nous réunissions que rarement dans une même pièce, plus souvent pour boire une bière ou pour parler vaguement de futurs projets que pour faire de la musique. Ce message un peu solennel ne fait donc qu’officialiser une situation que nous avons déjà pas mal évoquée entre nous, sans toujours oser mettre un mot exact sur celle-ci. Porco Rosso décide donc de se séparer sans acrimonie et avec l’envie de continuer à faire de la musique – séparément ou ensemble – d’une autre façon. Pour ma part, je compte continuer à travailler sur les morceaux qui auraient dû initialement figurer sur notre deuxième album au sein d’un nouveau projet, Aloha Aloha. Je vous invite donc à venir régulièrement ce site sur lequel je posterai régulièrement des news sur ce projet ainsi que sur les autres activités des anciens membres du groupe. En attendant, vous pouvez toujours réécouter la discographie complète du groupe sur notre bandcamp ainsi que le single # 6 de French Toast – tout le monde sait que les groupes splittés marchent toujours mieux après, donc je compte sur vous pour faire vivre cette tradition. Le concert que je donnerai en solo à la plage de Glazart le 15 juillet dans le cadre du BitterSweet (paradise) festival sera donc a priori le dernier sous le nom de Porco Rosso. Mais comme tout cela n’est qu’un au revoir, je vous dit à très bientôt et donc , en ce qui me concerne … Aloha Aloha !

Porco Rosso à l’Honneur sur Spanky Few

mai 31, 2012

Le webzine Spanky Few, qui se présente également comme une « agence de conseil en communication interactive » a pourtant décidé de consacrer ses colonnes à des personnes dont l’esprit managérial est limité à un strict minimum. La preuve : une longue nterview de votre humble serviteur que vous pouvez retrouver ici. Il y est question de notre formation, de notre dernier single, de nos influences et de nos futurs projets. Bonne lecture !

Crédits

mai 26, 2012

La vie (artistique) est un éternel recommencement. Dans les années 50 et 60, les pochettes de disques étaient assez avares en information. On ne savait pas vraiment qui jouait sur les disques. C’est comme cela que les formidables musiciens de la motown sont restés dans l’obscurité – du moins jusqu’à ce que Marvin Gaye tienne à ce que leurs noms apparaissent sur What’s Goin On. Aujourd’hui, un single numérique est tout aussi injuste. Les informations transportées avec le fichier se limitent à l’artistes, au titre, à la durée, l’année. Même le BPM a plus de droits que la personne qui a fait le clavier, les choeurs ou masterisé le morcea

u.

Notre nouveau single chez French Toast a bénéficié du soutien – la plupart du temps bénévole, faut-il le préciser ? – de tous un tas d’amis que nous voulons mentionner ci-dessous dans leur intégralité :

Chant sur « Histoire de la Mélancolie » : Maud Lübeck

Choeurs sur « Achères Ville » : Anne Cardona, Pauline Davideau, Agnès Gayraud, Charlotte Gérand, Anne-Sophie Laguens, Maud Lübeck.

Claviers sur « Achères Ville » : Xavier Thiry

Le son a été enregistré et mixé par Sébastien Pasquet, avec quelques enregistrements additionnels au studio Quadrature (Villejuif) par Auguste Manly. La mastering est de Stéphane Garry. Et bien sûr, Porco Rosso est toujours composé de Yann Giraud, Xavier Gueant, Sébastien Pasquet et Stéphane Perez.

Enfin, il faut préciser qu’Anne chante dans Hidden Garden, qu’Agnès et Xavier sont deux tiers de la Féline, qu’Anne-Sophie blogue comme Astrée Plume Épicée, que Charlotte Gérand est l’âme (damnée ?) de C++ , que Pauline chante dans De La Jolie Musique, que Stéphane Garry brille chez Pokett et que le premier album de Maud Lübeck, La Fabrique, est dispo un peu partout.

Grosse Caisse TV Redux

avril 24, 2012

En octobre dernier, nous avons investi un cabinet d’avocats avec l’équipe de Grosse Caisse TV afin de fêter la sortie du premier album de Maud Lübeck. La soirée se finissait par un concert de Maud, évidemment – nous en avons profité pour présenter au public notre duo, « Histoire de la Mélancolie », qui sortira à la mi-mai chez French Toast – mais avant cela, nos amis Victor Pavy et Simon Beaudoux ont également joué. Porco Rosso ouvrait le bal avec un court set de cinq morceaux, lesquels sont tous disponibles en streaming depuis hier sur le site de Grosse Caisse sur notre page. Voici un premier extrait : De Chinatown à Washington (Grosse Caisse TV). Bonne vision !

Communautarisme

mars 30, 2012

PorcoDepuis quelques semaines, nous commençons à plancher sur notre nouvel album, dont le titre provisoire est La Fin du Monde, mais comme il faut bien commencer par quelque chose, nous avons décidé de travailler plus particulièrement sur deux titres, destinés à une prochaine édition du French Toast Single Club. Cette série de singles proposés par le label associatif du même nom repose  sur un principe sympathique. Vous pouvez aller écouter les morceaux sur le Bandcamp de French Toast. Ensuite, si vous en faîtes la promotion via quelque moyen que ce soit (blog, réseaux sociaux …) et le faîtes savoir au label, ce dernier vous offre les Mp3 des titres (en haute qualité, ça va de soi). Jusqu’à présent, Reza, Pierre et Marie et New Pretoria se sont prêtés au jeu.

Pour ce propre single, nous avons décidé de faire la part belle aux collaborations. Il y aura d’abord « Histoire de la Mélancolie », une valse interprétée en duo avec Maud Lübeck (qui par ailleurs sort son premier album chez Volvox dans les semaines à venir). Le deuxième morceau s’appelle « Achères-Ville » et comme c’est un morceau assez sombre et poisseux, nous avons voulu le terminer sous une forme plus lumineuse par un choeur de filles. Pour cela, nous avons rappelé Maud, mais aussi Agnès de La Féline, Anne de Hidden Garden, Charlotte de C++, Pauline de De la Jolie Musique ainsi que notre amie Anne-Sophie (que les lecteurs de son blog connaissent peut-être sous le nom d’Astrée, Plume Épicée). Nous avons donc réuni tout ce beau monde dans le home studio de notre batteur et quelle ne fut pasma surprise de voir qu’en fait, la plupart de ces artistes se connaissaient et avaient déjà partagé

la scène dans le passé. Deux sentiments contradictoires nous ont alors traversé : une certaine fierté d’appartenir à une scène, à une communauté, même et d’autre part une certaines tristesse en réalisant que cette scène qui existe bel et bien n’a pas pour l’instant de réel relais sur le plan médiatique. Tous ont été en conatct avec des labels plus ou moins prestigieux, ont fait des essais avec des producteurs en vue, mais aucun pour l’instant n’a percé dans le beau monde du « mainstream ». Et pourtant, cette même sensation de plaisir partagé et de contribuer à renouveler le genre de la pop en français (ou pas d’ailleurs). Y’aura-t-il une nouvelle vague après la « nouvelle scène française » et en ferons nous partie ? L’avenir le dira, sans doute …

Laissez nous chanter !

février 7, 2012

Aujourd’hui, l’acteur Charles Berling sortait son premier album, Jeune Chanteur. Idem pour Rachida Brakni, avec un premier disque qui porte son nom. Pourquoi tant de comédiens décident de sortir un disque ? Si j’étais mauvaise langue, je dirais que c’est parce que les allocations d’intermitents du spectacle sont désormais plafonnées et qu’il faut bien trouver de nouvelles sources de revenus. Mais je ne suis pas mauvaise langue. Alors, on va dire plutôt que les acteurs font des disques pour les mêmes raisons qu’ils réalisent des films. Parce qu’à force de s’emmerder pendant des heures à se faire maquiller ou à attendre la prochaine prise, ils finissent par en avoir un peu marre de jouer les potiches et ils ont un trop plein d’idées. Les disques de comédiens sont la plupart du temps comme les films de comédiens : bien faits, mais démués d’originalité.* Ces deux là ne font pas exception. Sur l’album de Rachida Brakni, il y a un vrai savoir-faire, des textes même pas mauvais, une folk un peu lancinante. Sur celui de Charles Berling, il y a un certain classicisme des années 70, de Delpech à Julien Clerc. Mais mince : que tout cela est générique ! Quel manque de relief, d’originalité, en un mot, de personnalité ! Et cela n’est pas étonnant, car après tout c’est ce qu’on demande à un acteur : se fondre dans un personnage. Un chanteur, lui, ne doit pas incarner, il doit être.

Cela dit, ça n’a pas toujours été le cas. À l’époque de Sinatra, par exemple, un chanteur était avant tout un interprète qui devait jouer des personnages. Mais le rock’n’roll est passé par là. Elvis ne faisait pas semblant, lui, il était réellement celui qu’il incarnait. Il n’a peut-être pas écrit « Love Me Tender » mais sa version est si poignante qu’à aucun moment on ne doute du fait que ces mots sont les siens. Avec les Beatles et Bob Dylan, la transformation devient complète. Il ne s’agit plus de chanter joli, de chanter bien, il faut dire la vérité, ou du moins construire sa propre vérité – en France, au même moment, c’est Gainsbourg, notamment, qui fait opérer à la chanson cette transformation. C’est ainsi qu’on parle de ce que les directeurs artistiques des maisons de disque appellent un « univers » – un mot qu’une décennie de télé-crochets aura achevé de galvauder. Vouloir rassembler une équipe de songwriters plus ou moins à la mode autour d’un(e) comédien(ne), c’est nier ce lent processus de maturation,  de construction d’une personnalité. C’est affirmer que n’importe qui peut faire le travail de chanteur, que d’ailleurs, ce n’est pas un vrai travail. D’ailleurs, il y a quelque chose de l’ordre du Sarkozysme culturel dans cette démarche, parce que ça revient à appliquer une rengaine bien connue dans le domaine du marketing politique à la musique, le « tous ensemble » :  vous en avez marre de ces artistes dégénérés qui prennent des drogues et ont des tatouages laids, genre Daniel Darc ? Préférez leur Charles Berling/Sandrine Kiberlain, un mec/une fille qu’on a vu/e des dizaines de fois jouer le cadre sup de province/la copine sympa, qui est bien propre sur lui/elle et véhicule une image positive de Mr/Mme Tout Le Monde (l’ironie est que souvent le comédien-chanteur a manifesté sa vive désaprobation à l’égard de la politique de Sarkozy, mais bon, passons …).

À la vérité, quand on y réfléchit bien, on réalise que les chanteurs ont, eux, souvent fait de bons acteurs. Reggiani a toujours été impeccable au cinéma. Bashung était parfait en père incestueux dans l’Ombre du Doute. Et que dire d’Yves Montand, dont on a presque fini par oublier qu’il était en premier lieu un chanteur ? C’est assez normal que la reconversion passe mieux dans ce sens. Les chanteurs n’ont pas besoin d’imposer une gueule, un vécu. L’univers que leur musique véhicule parle pour eux. Allez, les acteurs, retournez bosser et par pitié, laissez nous chanter !

* Il y a toujours des exceptions (à l’étranger) : l’extraordinaire Nuit du Chasseur de Charles Laughton, les films d’Orson Welles, de Clint Eastwood, de Sean Penn, de Kitano …

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